Révolte à Manko…Contre Khaf

Révolte à Manko…Contre Khaf

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Les Législatives sont derrière nous, l’heure est au bilan. La Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (JDS) a procédé à l’évaluation de sa participation à ces élections.

JDS
Babacar Diop de la JDS

Comme tous les partis et coalitions de l’opposition engagés dans ces joutes, Babacar Diop et ses camarades ont unanimement dénoncé « l’incompétence » du ministre de l’Intérieur à organiser un scrutin libre et transparent.

Toutefois, Abdoulaye Daouda Diallo n’est pas le seul à en avoir pris pour son grade. La JDS n’a pas du tout aimé la manière dont les investitures ont été faites par les leaders de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal. « Elle n’a ni projet ni structures politiques solides. Les investitures ont été faites dans le copinage et le clientélisme sans aucun critère politique, à part celui d’être l’ami de Khalifa Sall ou membre de son cabinet. Aucun critère politique valable n’a déterminé les investitures de Manko. Tout se déroule entre les mains d’un quarteron de dakarois qui pensent que le Sénégal se limite entre la Médina, Mermoz-Sacré cœur et l’Hôtel de ville. Ce petit groupe a décidé pour des milliers de militants sans leur demander leur avis. Il a refusé de rendre compte de ces décisions aux militants engagés dans la bataille depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, il refuse d’évaluer le scrutin du 30 juillet 2017, sous prétexte que Khalifa Sall est en prison. Il a reproduit ce qu’il reprochait à Ousmane Tanor Dieng. Le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Il faut de l’humilité pour gagner les grandes batailles politiques », lit-on dans une déclaration rendue publique.

S’exprimant sur les collusions entre Bamba Fall, Barthélemy Dias et le pape du Sopi, M. Diop et Cie diront : « Leurs propos n’engagent qu’eux leurs propres personnes. Il n’y a aucun regret à nourrir par rapport à ce qui s’est passé en 2012, si c’était à refaire, nous aurions fait la même chose. Nous ne nous sommes pas battus contre Abdoulaye Wade. Nous ne sommes pas battus pour Macky Sall. Nous luttons contre un système. Et le système de Wade tout comme celui de Macky Sall sont fondés sur la corruption, l’accaparement des richesses nationales et le clientélisme ». Cependant, ce départ n’a rien à voir avec la lutte pour la libération de Khalifa Sall que ces jeunes considèrent toujours comme un détenu politique.