PLEURS, MORT DE BEN LADEN… BARACK OBAMA, LES PHOTOS MARQUANTES DE SON...

PLEURS, MORT DE BEN LADEN… BARACK OBAMA, LES PHOTOS MARQUANTES DE SON DOUBLE MANDAT

137
PARTAGER
Une semaine avant son départ effectif du pouvoir, Barack Obama prononcera ce mardi 10 janvier son discours d’adieu depuis son fief de Chicago. LCI a choisi dix photos qui illustrent le bilan de ses huit ans passés à la Maison-Blanche.

Le premier président noir élu tire sa révérence. Le 20 janvier, il cédera sa place à Donald Trump. « Alors que je me prépare à passer le relais et à faire mon devoir en tant que citoyen, je suis fier de dire que nous avons construit de nouvelles fondations pour l’Amérique », a écrit le 44e président américain dans une ultime lettre présidentielle.  Ce mardi soir, il prononcera un dernier discours en forme d’adieu à Chicago.

A cette occasion, LCi a sélectionné dix photos qui illustrent son bilan -négatif ou positif-, à la fois en matière de politique intérieure que de diplomatie.

22 JANVIER 2009 : L’ENGAGEMENT D’EN FINIR AVEC GUANTANAMO

Deux jours après son investiture, pour sa première décision importante, le 44e président des États-Unis signe dèja un engagement hautement symbolique : la fermeture du camp de Guantanamo. Las, huit ans plus tard, 55 prisonniers y demeurent toujours, selon le dernier décompte de l’administration américaine. Lors de sa prise de fonctions, il y en avait 209.

4 JUIN 2009 : AU CAIRE, L’ADRESSE AU MONDE MUSULMAN

« Je suis venu chercher un nouveau commencement entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier, qui se fonde sur un intérêt et un respect mutuels ». Ce sont les mots lancés par Barack Obama lors d’un discours en Égypte sur les relations entre les Etats-Unis et le monde musulman. Au cours de son allocution, il appelle notamemnt à mettre fin à un cycle de « suspicion et de discorde ».

23 MARS 2010 : L’OBAMACARE EST PROMULGUÉE

C’est à coup sûr la mesure phare de sa présidence. Au terme d’intenses débats parlementaires, Barack Obama parvient enfin à mettre en place une « assurance santé universelle ». Un système de santé publique qui permet aux familles les plus modestes  de souscrire (voir les oblige) à une assurance-maladie privée.  Près de douze millions d’Américains en auraient bénéficié depuis son lancement.

1ER MAI 2011 : « ON L’A EU »

C’est depuis la « salle de crise » de la Maison-Blanche que Barack Obama assiste en temps réel au déroulé de l’opération : un commando de l’US Navy est envoyé au Pakistan où Oussama Ben Laden vit reclus dans une maison à Abbottabad. L’ancien leader d’Al-Qaida était l’homme le plus recherché par le département d’État et le FBI pour sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001.

14 DÉCEMBRE 2011 : VISITE AUX SOLDATS AMÉRICAINS AVANT LEUR RETRAIT D’IRAK

Fidèle à sa promesse de campagne, Barack Obama met fin à l’opération « Irak Freedom » en décembre 2011. Au cours de la guerre lancée dix ans plus tôt par George W. Bush, sans l’aval de l’ONU, 4474 soldats américains ont été tués et 32.000 autres blessés.

Mais compte tenu de l’émergence de l’État Islamique (EI), à cheval entre la Syrie et l’Irak, Barack Obama a décidé le 11 juillet dernier d’envoyer 560 militaires supplémentaires en Irak pour aider à reprendre Mossoul. Une ville où depuis quelques mois, une violente bataille fait rage.

6 NOVEMBRE 2012 : « FOUR MORE YEARS » AVEC MICHELLE

« Four more years ». C’est la phrase qui accompagne cette photo postée par Barack Obamar son compte Twitter quelques heures après sa victoire contre Mitt Romney. Et dès le lendemain, il réaffirme ses ambitions présidentielles dans un discours : « Que j’aie remporté votre voix ou pas, je vous ai écoutés, j’ai appris grâce à vous, et vous avez fait de moi un meilleur président. Et armé de vos histoires et de vos luttes, je retourne à la Maison-Blanche plus déterminé et plus inspiré que jamais par le travail à faire et l’avenir qui s’étend devant nous ».

14 DÉCEMBRE 2012 : LES LARMES D’UN PRÉSIDENT

Au cours de ses huit ans de présidence, Barack Obama a été confronté à une terrible évidence : les tueries à répétition. Mais quelques heures après celle de l’école de Newton de décembre 2012, et son bilan particulièrement macabre (27 morts), Barack Obama craque : il concède quelques larmes avant de rendre hommage aux victimes. « La majorité de ceux qui sont morts aujourd’hui étaient des enfants, de magnifiques enfants âgés de cinq à dix ans ». Et enfin de clamer sa volonté de réguler la possession des armes à feu. « Nous avons subi trop de tragédies ». Un voeu qui ne sera jamais réalisé. En 2016, il a ainsi encore pleuré en évoquant la question.

27 SEPTEMBRE 2013 : LE COUP DE FIL AU PRÉSIDENT IRANIEN

Lors d’un entretien téléphonique inédit avec son homologue iranien Hassan Rohani, Barack Obama pose les jalons d’un accord qui entrera en vigueur trois ans plus tard : celui du nucléaire iranien. Voilà plus d’une décennie que Téhéran développait clandestinement son programme nucléaire militaire, et ce, en dépit des réprobations de la communauté internationale. L’accord permet notamment de contrôler la dose d’uranium et de plutonium, principaux matériaux nécessaires à la production d’une bombe nucléaire. En contrepartie, l’Iran a obtenu la levée des sanctions économiques qui pesaient sur le pays.

10 DÉCEMBRE 2013 : POIGNÉE DE MAIN FURTIVE MAIS HISTORIQUE AVEC RAUL CASTRO

À l’occasion des funérailles de Nelson Mandela en Afrique du Sud, Barack Obama et le président cubain Raul Castro se serrent rapidement la main, à l’initiative du premier. Un geste qui symbolise le rapprochement entre les deux nations et qui aboutira à un rétablissement diplomatique en 2015. Les relations entre les États-Unis et Cuba étaient suspendues depuis 1961. Reste désormais à lever l’embargo, ce qui nécessite l’aval du Congrès.

10 NOVEMBRE 2016 : TRUMP À LA MAISON-BLANCHE, LA FAUTE D’OBAMA ?

C’est une scène qu’il se refusait d’imaginer. Mais contre toute attente, ce sera bien Donald Trump qui succèdera à Barack Obama à la Maison-Blanche le 20 janvier. Comme le veut le protocole, le sortant a accueilli le président-élu dans la foulée de l’élection du 8 novembre. Une rencontre qui s’est relativement bien passée malgré des échanges houleux pendant la campagne présidentielle par médias interposés. « Quelles que soient nos orientations politiques et nos partis, je pense qu’il est important maintenant de se rassembler et de travailler ensemble », a exprimé Barack Obama. Mais il n’est pas le seul à avoir mis de l’eau dans son vin. « Monsieur le président, c’était un grand honneur d’être avec vous, je suis impatient de vous retrouver à de nombreuses occasions », a lancé pour sa part Donald Trump.

Lci