Les règles de précaution pour bien utiliser une coupe menstruelle

Les règles de précaution pour bien utiliser une coupe menstruelle

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Si le risque de syndrome du choc toxique lié à l’utilisation de tampons hygiéniques est connu, celui concernant les coupes menstruelles l’est moins. Pourtant une récente étude montre que ces dernières doivent faire l’objet de règles d’utilisation bien précises, notamment en ce qui concerne la durée de port.

Le syndrome du Choc Toxique (SCT) est une maladie rare et souvent très grave qui survient soudainement après une infection bactérienne. Cette maladie est causée par les toxines d’une bactérie, Staphylococcus aureus, présente de façon physiologique au niveau des muqueuses vaginales. Son apparition est entre autre susceptible d’être liée à l’utilisation de tampons hygiéniques, c’est pourquoi le Centre national de référence des staphylocoques des Hospices civils de Lyon a mené une collecte de 700 tampons usagés.

Le but de l’enquête: déterminer dans quelle mesure leur utilisation induit un risque de choc toxique lié aux règlesLeurs résultats se veulent à la fois étonnants et rassurants. En effet, quelle que soit la marque ou la composition des tampons analysés, leurs conclusions montrent qu’aucune protection testée ne favorise la croissance et la production de la toxine.

« Aucun dispositif vaginal ne stimule la production de la toxine TSSTT-1 qui déclenche le choc toxique. Certains tampons ont même un effet protecteur. Cet effet est principalement lié à leur structure et de façon plus faible à leur composition: la densité de fibres semble jouer un rôle majeur. », expliquent les médecins. En revanche, le risque est plus notable en ce qui concerne les coupes menstruelles, de plus en plus en vogue, en raison de leur diamètre plus important que celui des tampons.

Les mêmes précautions que pour les tampons

De fait « elles permettent une arrivée d’air et donc d’oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine. », avertissent les chercheurs. Ces derniers font donc savoir que leurs règles d’utilisation doivent s’inspirer de celles des tampons: ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de 6 heures. Une mise en garde similaire a été énoncée en mai dernier par l’association UFC Que-Choisiraprès la diffusion sur France 5 du documentaire « Tampon, notre ennemi intime ».

Ce dernier remettait en cause la composition des tampons périodiques, accusée d’être à l’origine du syndrome du choc toxique et de l’endométriose. Le documentaire faisait également état du fait que les industriels font preuve d’un manque de transparence en ce qui concerne la composition de ces protections. Il s’agit pourtant d’une demande de longue date des consommatrices, comme le montre la pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 300 000 signatures.

Mais selon l’association, il oubliait de préciser une donnée essentielle: la cause du syndrome du choc toxique peut être mécanique. A savoir que, aussi bien pour les tampons que pour les coupes menstruelles, il est primordial de ne jamais dépasser les quatre heures de port, soit une durée encore moins élevée que les recommandations des experts des Hospices civils de Lyon.

Le risque de STC n’est pas mentionné sur les notices

« Plusieurs cas de syndrome du choc toxique ont été décrits avec le port d’une coupe. La durée d’utilisation des protections n’est pas fonction de l’abondance du flux de chaque femme! Le repère de 4 heures maximum vaut pour toutes. C’est le message à faire passer en priorité si on cherche avant tout à informer les femmes. », atteste l’association.  Ainsi, contrairement à ce qui peut être évoqué sur certaines notices de « cup », ce produit ne peut pas rester en place dans le vagin pendant 12 heures consécutives.

Autant de recommandations différentes qui pourraient expliquer que « le choc toxique semble résulter d’un défaut d’information des utilisatrices. », selon l’enquête des Hospices civils de Lyon. Les auteurs ont ainsi annoncé qu’ils allaient mener une enquête sur « le bon usage des protections périodiques » afin « d’identifier comment améliorer les pratiques. » Une autre enquête sur la sécurité des produits d’hygiènes féminine publié en mai dernier par la Répression des Fraudes montrait quant à elle le paradoxe entre les tampons et les coupes menstruelles.

Si les consommatrices n’ont pas souvent accès à la composition complète des tamponssur leurs notices, elles sont en revanche informées sur le risque de STC. A l’inverse, les notices des coupes menstruelles mentionnent bien la composition du produit, mais pas le risque de STC dans les précautions d’emploi. Outre une durée d’utilisation limitée à quatre heures, il existe pourtant plusieurs gestes à adopter pour limiter le risque de STC si l’on souhaite porter une cup.

La marque Luneale recommande ainsi de bien se laver les mains avant de la manipuler, carle Staphylococcus aureus peut se trouver sur la peau. Il convient aussi de choisir une cup adaptée au flux sanguin « de façon à ce qu’il y ait le moins d’air possible dans votre vagin (le Staphylocoque doré se développe plus à l’air) ». Enfin, les utilisatrices qui souhaitent utiliser un savon pour la laver doivent privilégier les produits qui présentent un PH entre 4 et 6 (pas de PH basique ou alcalin), car le Staphylocoque doré aime se développer dans les PH neutres.

Les règles de précaution pour bien utiliser une coupe menstruelle Si le risque de syndrome du choc toxique lié à l’utilisation de tampons hygiéniques est connu, celui concernant les coupes menstruelles l’est moins. Pourtant une récente étude montre que ces dernières doivent faire l’objet de règles d’utilisation bien précises, notamment en ce qui concerne la durée de port. Le syndrome du Choc Toxique (SCT) est une maladie rare et souvent très grave qui survient soudainement après une infection bactérienne.

Cette maladie est causée par les toxines d’une bactérie, Staphylococcus aureus, présente de façon physiologique au niveau des muqueuses vaginales. Son apparition est entre autre susceptible d’être liée à l’utilisation de tampons hygiéniques, c’est pourquoi le Centre national de référence des staphylocoques des Hospices civils de Lyon a mené une collecte de 700 tampons usagés. Le but de l’enquête: déterminer dans quelle mesure leur utilisation induit un risque de choc toxique lié aux règles. Leurs résultats se veulent à la fois étonnants et rassurants. En effet, quelle que soit la marque ou la composition des tampons analysés, leurs conclusions montrent qu’aucune protection testée ne favorise la croissance et la production de la toxine. « Aucun dispositif vaginal ne stimule la production de la toxine TSSTT-1 qui déclenche le choc toxique. Certains tampons ont même un effet protecteur. Cet effet est principalement lié à leur structure et de façon plus faible à leur composition: la densité de fibres semble jouer un rôle majeur. », expliquent les médecins. En revanche, le risque est plus notable en ce qui concerne les coupes menstruelles, de plus en plus en vogue, en raison de leur diamètre plus important que celui des tampons. Les mêmes précautions que pour les tampons De fait « elles permettent une arrivée d’air et donc d’oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine. », avertissent les chercheurs. Ces derniers font donc savoir que leurs règles d’utilisation doivent s’inspirer de celles des tampons: ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de 6 heures. Une mise en garde similaire a été énoncée en mai dernier par l’association UFC Que-Choisiraprès la diffusion sur France 5 du documentaire « Tampon, notre ennemi intime ». Ce dernier remettait en cause la composition des tampons périodiques, accusée d’être à l’origine du syndrome du choc toxique et de l’endométriose. Le documentaire faisait également état du fait que les industriels font preuve d’un manque de transparence en ce qui concerne la composition de ces protections. Il s’agit pourtant d’une demande de longue date des consommatrices, comme le montre la pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 300 000 signatures. Mais selon l’association, il oubliait de préciser une donnée essentielle: la cause du syndrome du choc toxique peut être mécanique. A savoir que, aussi bien pour les tampons que pour les coupes menstruelles, il est primordial de ne jamais dépasser les quatre heures de port, soit une durée encore moins élevée que les recommandations des experts des Hospices civils de Lyon. Le risque de STC n’est pas mentionné sur les notices « Plusieurs cas de syndrome du choc toxique ont été décrits avec le port d’une coupe. La durée d’utilisation des protections n’est pas fonction de l’abondance du flux de chaque femme! Le repère de 4 heures maximum vaut pour toutes. C’est le message à faire passer en priorité si on cherche avant tout à informer les femmes. », atteste l’association. Ainsi, contrairement à ce qui peut être évoqué sur certaines notices de « cup », ce produit ne peut pas rester en place dans le vagin pendant 12 heures consécutives. Autant de recommandations différentes qui pourraient expliquer que « le choc toxique semble résulter d’un défaut d’information des utilisatrices. », selon l’enquête des Hospices civils de Lyon.
Les auteurs ont ainsi annoncé qu’ils allaient mener une enquête sur « le bon usage des protections périodiques » afin « d’identifier comment améliorer les pratiques. » Une autre enquête sur la sécurité des produits d’hygiènes féminine publié en mai dernier par la Répression des Fraudes montrait quant à elle le paradoxe entre les tampons et les coupes menstruelles. Si les consommatrices n’ont pas souvent accès à la composition complète des tampons sur leurs notices, elles sont en revanche informées sur le risque de STC. A l’inverse, les notices des coupes menstruelles mentionnent bien la composition du produit, mais pas le risque de STC dans les précautions d’emploi. Outre une durée d’utilisation limitée à quatre heures, il existe pourtant plusieurs gestes à adopter pour limiter le risque de STC si l’on souhaite porter une cup. La marque Luneale recommande ainsi de bien se laver les mains avant de la manipuler, car le Staphylococcus aureus peut se trouver sur la peau. Il convient aussi de choisir une cup adaptée au flux sanguin « de façon à ce qu’il y ait le moins d’air possible dans votre vagin (le Staphylocoque doré se développe plus à l’air) ». Enfin, les utilisatrices qui souhaitent utiliser un savon pour la laver doivent privilégier les produits qui présentent un PH entre 4 et 6 (pas de PH basique ou alcalin), car le Staphylocoque doré aime se développer dans les PH neutres.
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