“Je n’arrive pas à dire « non » à un homme”

“Je n’arrive pas à dire « non » à un homme”

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Je n’espère pas de vous un jugement. Ma vie est devenue infernale. Tous les jours, je me demande si je suis une femme normale. En effet, mon cas est grave. Je me nomme X et je réside à Abidjan, dans un quartier chic de la capitale économique. Mon problème est celui de ne savoir refuser les avances d’un homme. Il suffit qu’on me dise que je suis belle pour que je tombe amoureuse. Et cela dure depuis bien longtemps.

Je suis une femme imposante de par ma taille et tout mon entourage m’attribue une beauté angélique. Mais le mal que j’ai, fait que je n’arrive pas à avoir une relation stable et durable. Car même si je veux me cacher pour faire mes « 400 coups » avec un autre homme, on finit toujours par m’attraper. Je deviens ainsi la risée de tout un quartier.
En 2003, lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai été affectée à Toumodi où je dirigeais la succursale d’une grande société de la place. Là-bas je sortais avec un haut cadre de la ville. Tout allait bien lorsqu’un jour, au cours d’une soirée, un de ses amis a commencé à me faire des avances sans savoir que j’étais avec ce haut cadre, son ami.

Avant la fin de la soirée, mon chéri a fini par le mettre au courant de notre relation. A cette information, le monsieur en question est devenu triste. J’ai été aussi affectée de le savoir malheureux et comme il devait repartir le lendemain matin sur Bouaké où il est ingénieur, toute la semaine, je n’ai fait que penser à lui.

Le week-end qui a suivi, je suis allée lui rendre visite à Bouaké. Nous avons couché ensemble tout le week-end. Pendant mon séjour dans la capitale de la savane, j’ai fait la rencontre d’un réceptionniste de l’hôtel où je logeais. Il a pris mon numéro et a commencé à m’envoyer des mots gentils. J’ai voulu l’en dissuader vu qu’il me voyait avec mon « amant » mais son insistance et son air grincheux m’ont fendu le cœur.

Je l’ai invité à Toumodi, et nous avons fait ce qu’il désirait le plus. A mon haut cadre de Toumodi, je lui ai fait croire que ce dernier était mon cousin. Par la suite, j’ai commencé à faire des ravages dans la ville. Policiers, gendarmes et toute autre personne qui connaissait mon point sensible, arrivait à m’avoir dans son lit. Sans compter certains collègues qui f*ntasmaient sur moi.